colère des hommes
Conférence sur la condition masculine et la santé mentale. Consultations en créativité auteur, conférencier et consultant en créativité
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    26/04/2018



      Blues sida blues Modèle vivant Fait d’hiver… Qui suis-je? La cinquantaine Le carré de mon enfance... Monsieur Jules

    Fait d’hiver…
    (Libéré sous conditions…)





    Je termine, à peine, la lecture prenante d’un petit bijou intitulé « L’invitation », écrit par Oriah Mountain Dreamer. Une invitation à s’incarner, littéralement! Ça me réjouit toujours de constater que je ne suis pas le seul à réfléchir sur ce mystérieux Voyage qu’est la Vie Humaine. Un Périple qui nous emporte certains jours vers la damnation et d’autres fois vers l’exaltation! Tant de discours, tous plus aériens les uns que les autres, se veulent des modes. Tant de discours, tous plus indigestes les uns que les autres, deviennent des recettes de bonheur… « L’invitation » n’y est pas concernée.

    Un séisme s’est manifesté, pendant cette lecture. Un nœud s’est délié. Une secousse que l’échelle de Richter ne mesure pas. Une sensation que la vie, maintes et maintes fois, m’a poussé à reconnaître. Quand une telle disponibilité me surprend, je dois m’attendre à ce qu’un bouillon de contenu remonte à la surface et me voilà en contact avec quelque chose de très puissant! Des peurs intenses, des odeurs, des voix, des bruits me sollicitent…

    J’ai froid, très froid, il fait trente-cinq sous zéro. C’était en février il y a de cela trente ans, cette fois… J’habitais depuis un mois avec mon nouveau chum, rue Fullum; à l’ombre de ce qu’on appelait la prison « Parthenais » à l’époque. J’entreprends une seconde vie conjugale mais, homosexuelle, ce coup-ci. Une relation qui s’installera pour les quatre prochaines années.

    Un ami d’adolescence était de passage à Montréal, j’étais sans nouvelle de lui depuis au moins douze ans, en fait, cela remonte à notre mariage M. et moi. Il n’avait pas répondu à notre invitation et m’apprenait par téléphone quelques jours après notre union qu’il se voyait à ma place ce jour-là! B. demeure à Québec maintenant. Il a laissé notre patelin d’origine lui aussi et semble, toutefois, y avoir assumé son homosexualité. Durant notre adolescence, pas question de laisser paraître quoi que ce soit! De mon côté, une vie pleine de projets avec M. me distrayait efficacement de cette possible orientation pour moi. J’adorais M. et me voyait vieillir avec elle. D’ailleurs, je crois que notre amitié était bénite des Dieux!

    Avec B. ce soir-là, nous avions fait la tournée des bars. Le Village Gai en était qu’à ses rudiments. Une belle soirée où nous avions bien mangé, dansé et bu. Seul, malgré le froid intense cette nuit-là, je suis rentré à pied. B. m’avait paru pensif, préoccupé, mais le gel extrême m’empêche d’intégrer le déroulement de la soirée comme j’ai l’habitude de le faire sur le chemin du retour. Je marche beaucoup trop vite, j’ai hâte d’arriver au chaud, il est deux heures trente et je suis très fatigué.

    D’ailleurs, ce n’est que durant la lecture de « L’invitation » que cette soirée s’est déposée en moi, la secousse dont je vous parlais entraînant l’inévitable raz de marée… …que je m’apprête ici, à vous raconter.

    Je déteste quand l’hiver est à son paroxysme. Le froid sibérien des mois de janvier et février m’agresse et en écrivant ces lignes, je me revois, sans clef, sans sous, accroupi sur le seuil de la porte, croyant être à l’abri…du vent, du froid. Mes mains, occupées à me réchauffer les oreilles, sont résignées à attendre N. J’espérais tant qu’il rentre à la maison directement. N. travaillait dans un resto du Vieux Montréal et terminait souvent très tard…

    Quand j’aperçois l’auto patrouille à deux pâtés de maison plus loin, je me précipite au milieu de la rue, je fais des signes espérant que le policier me voit dans son rétroviseur mais, sans succès. Je n’ai pas le courage de crier et de courir pour le rattraper…Le fantôme décide de retourner sous son abri de fortune. Il sent le vide se creuser au fur et à mesure que le froid le paralyse. La scène défile sans arrêt dans sa tête, mille émotions surgissent, l’obsèdent, dans ce silence glacial…

    Quand un événement souffrant refait surface dans ma vie, j’ai toujours l’impression que je sors d’un épais brouillard. C’est comme si les signes que la vie me faisait, en vain, parvenir durant toutes ces années où j’étais occupé à assurer ma survie, ne suffisaient pas. Ces indices se transforment en circonstances et prennent enfin tout leur sens pendant que j’écris ces lignes.

    Les liens s’agrippent les uns aux autres. Mes doigts sur le clavier veulent s’allier à ma mémoire. Mes viscères veulent en finir et vomir enfin ce cauchemar… Février, nineteen eighty four comme la chanson, vous vous souvenez! À l’époque où cet air me soulevait, je ne pouvais absolument pas imaginer ce que cette année-là me réserverait!

    Je vous parle d’une période tellement difficile que j’aurais préféré ne jamais m’en souvenir. D’autant plus que je soupçonne que ce fait « d’hiver » puisse être la source d’un état d’esprit capable d’engendrer toute une suite de situations de rejets et d’échecs.

    Si je décide de vous raconter cet événement c’est qu’il cadre parfaitement dans cette crise d’identité à cause de la rencontre de cet étranger à qui, aujourd’hui, j’accorde aussi le pardon, de tout mon coeur. C’est important de le dire. Je serais même prêt à le rencontrer. …Il y a de fortes chances pour que sa vie ait été pire que la mienne! Je serais prêt à le parier.

    Je vous parlais de rejets. Les deux refus consécutifs de quatre-vingt-cinq et quatre-vingt-six comme stagiaire en mise en scène à L’École Nationale de Théâtre, par exemple, s’inscrivaient comme séquelles à cet événement et eux aussi, prenaient curieusement figure de violence! Deux jours de totale noirceur ont suivi. Je ne me souviens même pas du retour chez moi… Ai-je marché? Je n’en sais rien!

    On décidait pour moi. On m’amputait d’un grand rêve!… J’ai su beaucoup plus tard qu’il leur fallait, sans doute, cette année-là admettre une personne demeurant en province. Était-ce vrai? Je n’ai pas eu le courage de m’y reprendre une troisième fois. Je ne me sentais plus la force de refaire autant de sacrifices! J’avais écouté les conseils de madame M.R., Directrice de l’époque, au pied de la lettre, suite au premier refus. Après avoir laissé mon emploi et bénéficié d’un stage de quatre mois sur trois mises en scène avec L. P. dont la dernière à temps plein chez Duceppe, j’avais foi! Mais ma passion pour travailler l’intention derrière les mots n’aura impressionné quiconque pas même monsieur M.G. Directeur l’année suivante. Ma place n’était probablement pas là, de toute façon…

    J’ai finalement fait le deuil de ce rêve emprunté et aujourd’hui, curieusement, j’aide des personnes à guérir d’abus, en fait, des intentions derrière les mots ou gestes subis à un âge où elles étaient sans défense et ne pouvaient les voir venir…

    Ce sont aussi, les années où les miens mouraient en grand nombre. Le « party » s’achevait laissant la compassion se manifester de nouveau pour me guider et en arriver ainsi à revenir à ma première vocation. J’ai su, un jour, que B. venait en réalité m’apprendre ce soir-là, qu’il était atteint et moi, dans ma désinvolture à la limite de l’indécence, je n’avais rien senti… rien vu…

    On dit que la souffrance rend sourd et aveugle… face à celle des autres…

    Faisons, pour mieux comprendre, un bond de treize années en avant, car c’est en mille neuf cents quatre-vingt-dix-sept que certaines décisions me remettent le nez dans ce sombre épisode de ma vie…C’est lors d’une formation intensive de dix jours sur la colère que je décide de réaliser un vieux rêve, aller en Inde! Je n’ai pas l’argent mais suis certain d’y aller… La vie continue son cours puis un jour le miracle se produit. Fin janvier quatre-vingt-dix-huit je laissais Montréal et son verglas pour atterrir, enfin, au pays de Gandhi…

    Histoire de ne pas me sentir trop coupable, la veille de mon départ, je fais un envoi massif de mon curriculum vitae, laissant mon sort entre les bras bienveillants de la vie et ses circonstances significatives et pars avec l’intention de goûter chaque instant de ce voyage. C’est ce que j’ai fait!…

    À mon retour, un travail m’attendait, rue « Parthenais » mais beaucoup plus haut, quartier Ahuntsic. Cette coïncidence, en apparence innocente, m’effleure tout de même l’esprit durant les premières semaines et me dis que ça va peut-être boucler ce fait divers mais je ne m’y attarde pas trop. On dit que la vie sait très bien comment s’y prendre pour nous obliger à conclure une étape, un deuil ou une épreuve qu’on a mis de côté à cause de cette plaie vive qui se fait sentir chaque fois qu’on y pense. Je supplie pourtant très souvent la vie de m’envoyer des messages clairs mais je n’avais probablement pas encore compris puisque la rencontre de mon conjoint actuel, deux ans après mon retour de l’Inde, me ramène à demeurer sur la rue « Parthenais » même quartier seize ans auparavant mais au beau milieu de la côte cette fois-ci. Quel meilleur remède que l’amour pour cicatriser une telle blessure!…

    Je ne l’avais pas réalisé tout de suite mais c’est comme si la vie me perchait sur la branche la plus haute, comme l’aigle qui sait profiter de sa vision aérienne pour saisir sa chance. Il me restait une dernière étape à franchir. C’est ce que je décide d’entreprendre enfin!… Je saisis à mon tour cette opportunité et accepte de revoir la scène, d’en haut je l’examine et ne perd aucun détail. Ça fait mal dans ma tête, mon cœur se serre, mon âme retient son souffle car, ce jour-là, j’avais cru que pour moi c’était la fin.

    Juste l’idée de voir mon visage sanglant en première page du journal le lendemain, m’a obsédée pendant des semaines, des mois et me hante encore parfois! Une frayeur soudaine m’avait transpercé comme j’imagine, seul un coup de poignard pourrait le faire. À cette frayeur, se sont greffées d’autres sphères de ma vie. Pendant plusieurs années, j’ai vécu comme un animal traqué… On en vient qu’à ne plus sentir le nœud, on apprend à vivre avec, en se disant que ça va finir par passer, jusqu’à la prochaine coïncidence, à première vue négligeable, mais c’est rarement le cas. La vie sait ce qu’elle fait!

    La vie sait ce qu’elle fait! Savait-elle ce qu’elle faisait en me laissant prendre le raccourci par Logan dans cette nuit froide de mille neuf cents quatre-vingt-quatre?

    Logan!… Quelques années plus tard, j’y ai habité trois ans avec R. sans même faire le lien! Sur une piste mille fois piétinée on y perd ses repères. Je me revois comme si c’était hier juste là, au pied de la prison, une hachette au-dessus de la tête à ma gauche et le son d’une porte d’auto qui claque au même moment à ma droite! J’ai le réflexe de donner des coups de pieds sans m’arrêter sur les jambes du gars en face de moi mais quand je sens qu’on tire sur mon sac et que mon bras ne peut plus tenir, c’est peine perdue, à deux contre un, je lâche tout! Je me sauve à toute vitesse, comme pour atteindre le premier la ligne d’arrivée! Mais pour y gagner quoi?

    …C’est très étrange tout à coup de se voir comme un survivant!…

    J’étais presque arrivé oui, à deux minutes de chez-moi! À chaque marche que je monte, se répètent les mêmes mots dans ma tête. « Donnes-nous ton argent! ». La hache, la porte de l’auto qui claque, une marche. La hache, la porte de l’auto qui claque, une autre marche… « Donnes-nous ton argent! » La hache, la porte de l’auto qui claque, la dernière marche…ok! C’est fini…

    « Bande de niaiseux! Vous savez pas que j’en ai pas d’argent! »

    La description de l’agresseur, dans ma plainte, correspondait semble-t-il à celle d’un gars tout récemment remis en liberté. Comment peut-on libérer un gars de sa prison sans même lui fournir de quoi vivre, en plein hiver par-dessus le marché? Ou l’inscrire dans un programme de réhabilitation! Ou s’assurer qu’il puisse dormir en toute sécurité, dans un milieu supervisé!… Il est assez évident que son prochain coup risque de se produire quelques heures après sa libération! Quel beau système efficace!

    À part le fait qu’on venait de prendre mon dernier vingt piastres, mes cartes, mon sac de cuir, c’était par-dessus tout ma liberté… que je venais de perdre… Ma liberté d’agir et surtout un piège que cet événement m’aura tendu et j’y vois là un des liens à considérer très sérieusement. Celui de nourrir inconsciemment la peur de l’argent. C’est ce que j’ai fait, je suis tombé dedans. Je me suis convaincu que ce n’était pas nécessaire au bout du compte! Comme si un tel événement m’avait poussé à faire le vœu de pauvreté et qu’après je serais à l’abri même du pire bandit sur terre parce que moi, je n’ai rien! Donc, on ne peut rien me prendre! Je n’avais rien, c’est vrai. Ma vie intérieure deviendra beaucoup plus importante. À partir de ce moment-là, je ne voulais plus voir mon côté matérialiste.

    Cet événement me convaincra avec les années qu’il valait mieux me départir de tout! Ne garder que le strict nécessaire. Appelez ça de la simplicité …in-volontaire ou simplement de la conscience sociale! Dites-moi au moins que c’est mon côté Bouddhiste! Ça ferait plus noble… Mais ce n’est rien de tout cela. C’était la peur!

    N. est rentré vers quatre heures trente cette nuit-là. Comme un robot que la chaleur remet en marche petit à petit, je lui déballe machinalement mon récit. Puis, aux Policiers qui malgré tous mes préjugés ont tout de même su usé de gentillesse. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai appris qu’une seconde plainte aurait pu être faite pour faute professionnelle. Ils doivent être deux dans l’auto patrouille paraît-il et j’ai le vif souvenir de n’avoir pourtant vu qu’un policier juste après l’agression. Le doute persiste encore. Il m’aurait probablement vu dans son rétroviseur mais décidait que son sort était plus important que le mien! C’est aberrant comme on ne rencontre que très rarement l’intégrité. On n’a pas toujours à faire à un « Serpico! » C’est le cas de le dire…

    …Mon père avait répondu, un jour, à une de mes nombreuses questions : « C’est quoi ça papa la corruption? » « Approches-toi pas trop du Poste de Polices! C’est ça qu’ça sent pis des jours ça sent ben fort! » Il faut mentionner que toute mon enfance s’est déroulée près du poste de polices! Mon père les détestait!… Ses colères lui ont valu à plus d’une reprise leur visite mais, vous savez déjà tout cela! Onze ans après sa mort c’est lui qui me manquait le plus. Je revois très clairement la scène de mon fantasme. D’une main, mon père tient le policier par le collet et de l’autre, il serre le poing prêt à y défaire le portrait! « Toé mon hostie d’chien sale de christ! Vas-tu t’décider d’la faire ta maudite job de tabarnac? »

    « Attends-moé Tit-Gars, tu vas tomber si j’suis pas là! Le plaisir de l’un c’est d’voir l’autre se casser l’cou…ou…ou!... »

    Mon père fredonnait souvent des chansons de Félix. Gelé, sur le seuil de la porte, sa voix m’enveloppait, me réchauffait, me réconfortait. Je me sentais protégé. Sa voix résonnait dans tout mon être et résonne toujours. Sa souffrance m’habitait plus que jamais cette nuit-là…

    La fin de ma relation avec N. s’est enchaînée sur trois années de célibat. C’est là, comme je vous le disais précédemment, que j’ai vraiment commencé à écrire. Il me fallait extirper toute cette douleur de mon âme et celle de mon père. Remettre aussi un peu d’ordre dans ma vie. Comme un chat qui retombe sur ses pattes, un peu abasourdi et pressé de décider la direction à prendre… J’ai petit à petit repris goût à la vie. Mais, la convalescence se sera avérée beaucoup plus longue que je ne l’aurais pensé! C’est avec la lecture de « L’invitation » que je le réalise. Pour moi, ce petit livre est comme une « invitation » à signer mon congé puisqu’un pas de plus s’est amorcé…vers ma guérison…

    La souffrance, est pour moi le contraire de la liberté. Tous les jours, je suis témoin de souffrances qui dépassent l'entendement. Malgré un grand sentiment d’impuissance je m’efforce tout de même de semer l’espoir. Seul l’espoir peut mener à la liberté. Il arrive un moment où une personne prisonnière de sa souffrance ne pourra plus se projeter dans le futur. Une personne sans rêve ne fait plus partie de ce merveilleux Voyage. Elle n’expérimente plus la Vie Humaine, selon moi. Elle s’en est égarée!… Jour après jour, heure après heure, la personne souffrante se consume ou se construit une autre réalité. Elle n’a pas le choix, très souvent. Il en est de même avec notre rapport avec l’argent, on dit que c’est une question d’attitude, encore faut-il en être conscient! Est-ce vraiment utile d’ajouter la pauvreté à nos souffrances? À quand la répartition de la richesse? Quand serons-nous gouvernés par des hommes et des femmes sensibles à la souffrance humaine?

    Dirigeons-nous au moins vers un futur où l’instruction et la santé n’appartiendront pas seulement aux riches! Je vais le répéter souvent et ce jusqu’à ma mort; l’homme souffre. Aujourd’hui, je me sens vivant, disponible à contribuer à son évolution; un peu comme le Monarque qui se prépare à obéir à sa migration. Je sens de nouveau mes ailes prêtes à se mettre à voler pour continuer ce mystérieux Voyage qu’est celui de la Vie Humaine…

    L’agression, restera pour moi, l’expérience extrême du toucher avec un inconnu qui, peut-être avait juste envie de transférer un peu de sa souffrance sur quelqu’un d’autre et c’est moi qui passait par là. Ça ne change pas le monde mais, ça change une vie… Je vous laisse sur ces mots d’Oriah qui, tout comme moi, vous berceront j’espère pendant très longtemps :

    « La présence physique est un cadeau. Elle nous permet littéralement de nous toucher les uns les autres. Je ne m’intéresse pas aux théories et aux pratiques destinées à nous faire sortir de notre enveloppe. Je ne veux pas me concentrer sur les préparatifs pour aller au ciel ou évoluer vers l’informe. Je veux apprendre à « être » pleinement ici, dans ce corps, dans ce monde. Et je veux vivre dans un monde inspiré par le pouvoir de l’érotisme, la sensation physique inséparable du cœur et de l’âme, qui nous incite à vivre. Quand nous vivons d’une manière érotique, le sens intégré dans nos cellules mêmes est libéré tandis que nous touchons et sommes touchés. C’est la beauté. »

    …Et notre véritable richesse…

    
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